La Fédération thaïlandaise de badminton a confirmé le 28 octobre 2026 avoir mis fin à ses négociations avec VICTOR et choisi un nouveau partenaire commercial pour une durée de huit ans. L’identité de ce sponsor n’a pas été rendue publique. Cette décision intervient après plusieurs semaines de discussions sur les équipements, les droits commerciaux et les obligations respectives de la fédération, des athlètes et des autres partenaires.
Le dossier est important pour le badminton thaïlandais, qui compte parmi les disciplines les plus performantes du pays sur la scène internationale. Il concerne directement l’encadrement de l’équipe nationale, les compétitions organisées en Thaïlande et les conditions commerciales appliquées aux joueurs et aux clubs.
Un nouveau sponsor choisi par vote
Dans un communiqué publié le 28 octobre, la Badminton Association of Thailand indique que les négociations avec VICTOR n’ont pas permis de parvenir à un accord. Les discussions auraient débuté plusieurs mois auparavant et se sont poursuivies après la constitution, le 4 août, d’un groupe de travail chargé d’examiner le futur contrat de sponsoring.
Après l’arrêt de ces discussions, la fédération a transmis, le 17 septembre, un cahier des charges à des marques susceptibles de déposer une offre. VICTOR aurait d’abord indiqué, le 22 septembre, ne pas vouloir participer à cette nouvelle procédure, avant de manifester à nouveau son intérêt après une réunion du comité directeur tenue le 2 octobre.
La fédération précise toutefois que la marque demandait que son offre ne soit pas mise en concurrence avec celles d’autres candidats. Cette condition n’a pas été acceptée. Selon le communiqué officiel, le comité a finalement choisi un autre sponsor à la majorité : six voix pour, trois contre et une abstention.
La fédération n’a pas publié le nom du partenaire retenu, ni le montant du contrat. Elle explique que certaines informations commerciales sont couvertes par des obligations de confidentialité. Elle affirme néanmoins que la décision a été prise après examen des conditions proposées, des droits accordés et de leurs conséquences pour l’organisation et les joueurs.
Un contrat prévu sur huit ans
La durée annoncée du futur accord constitue l’un des points les plus sensibles du dossier. La fédération justifie ce choix par la volonté d’assurer une continuité financière et sportive sur le long terme. Elle indique que les droits et la valeur du soutien seraient définis par périodes de quatre ans, avec une évolution prévue entre les années 1 à 4 et les années 5 à 8.
Cette durée dépasse celle habituellement associée à un cycle de gouvernance sportive. Elle engage donc plusieurs équipes dirigeantes et pourrait peser sur les futurs choix commerciaux de la fédération. Le communiqué ne permet pas, à ce stade, de connaître les clauses concernant les raquettes, les chaussures, les volants, les vêtements officiels ou les obligations promotionnelles des athlètes.
La fédération affirme que les critères retenus ne reposaient pas uniquement sur le montant financier proposé. Elle dit avoir également examiné les conditions contractuelles, les droits des sportifs, les relations avec les clubs et les engagements déjà pris envers d’autres partenaires.
Le cas VICTOR et la question des compétitions
VICTOR avait été présenté en 2026 comme un partenaire majeur du badminton thaïlandais et de l’équipe nationale. La fin des négociations intervient donc peu après cette annonce initiale, ce qui a alimenté des interrogations dans le milieu sportif thaïlandais.
La fédération assure que la rupture des discussions résulte d’un désaccord sur plusieurs clauses et non d’une décision individuelle. Elle précise que le comité directeur a approuvé à l’unanimité l’arrêt des négociations avant de lancer la procédure destinée à rechercher un nouveau sponsor.
Le dossier peut aussi avoir des effets sur les tournois organisés en Thaïlande. La fédération rappelle que certaines compétitions, notamment les tournois internationaux, comportent déjà des droits attribués à des partenaires spécifiques. Elle devra donc articuler le futur contrat avec les engagements commerciaux existants, afin d’éviter les conflits entre marques et de préserver les droits des organisateurs.
Une nomination de dirigeants encore en attente
Le communiqué aborde également la composition du comité directeur. Plusieurs membres ayant quitté leurs fonctions, l’instance serait passée de 19 membres prévus à 12 membres en exercice. De nouveaux administrateurs ont été proposés le 21 octobre, mais leur nomination devait encore être approuvée par l’Autorité sportive de Thaïlande au 28 octobre.
La fédération précise que ces personnes n’ont pas participé au vote sur le nouveau sponsor et ne disposent pas encore du droit de vote. Elle rejette ainsi les accusations selon lesquelles ces nominations auraient servi à influencer la décision commerciale.
La démission d’une athlète officiellement liée à une blessure
Le communiqué revient enfin sur le départ annoncé d’une athlète. D’après la fédération, celle-ci avait déjà exprimé le souhait de quitter l’organisation en avril 2025, puis renouvelé sa demande le 2 octobre 2026 en invoquant une blessure et la nécessité de subir une intervention chirurgicale.
La fédération demande que cette situation ne soit pas automatiquement reliée au changement de sponsor ou à la qualité du matériel. En l’absence de déclaration contradictoire détaillée de l’athlète dans le communiqué étudié, ces deux éléments doivent rester séparés : d’un côté, une décision commerciale confirmée par la fédération ; de l’autre, un départ officiellement présenté comme lié à la santé.
Ce que l’on sait et ce qui reste à vérifier
Le changement est confirmé, mais plusieurs éléments demeurent inconnus : le nom du nouveau partenaire, le montant du contrat, les équipements concernés, la date d’entrée en vigueur et les éventuelles conséquences pour les joueurs sous contrat individuel avec d’autres marques.
Aucune modification immédiate du calendrier des compétitions ou de la sélection nationale n’a été annoncée dans les documents consultés. Pour les supporteurs et les pratiquants, le point essentiel est donc d’attendre la publication du contrat ou d’une annonce officielle complémentaire avant de tirer des conclusions sur le matériel utilisé par les équipes thaïlandaises.
À retenir
- La Fédération thaïlandaise de badminton affirme avoir choisi un nouveau sponsor.
- La décision a été approuvée par six voix contre trois, avec une abstention.
- Les négociations avec VICTOR ont été officiellement abandonnées.
- Le futur accord doit durer huit ans, mais son montant et l’identité du partenaire restent confidentiels.
- La nomination de nouveaux administrateurs doit encore recevoir l’approbation de l’Autorité sportive de Thaïlande.
- La fédération attribue officiellement le départ d’une athlète à une blessure nécessitant une opération.
Le regard d’Aura Nova
Cette affaire dépasse la simple question du logo présent sur les maillots. Elle montre le poids croissant des contrats commerciaux dans la préparation d’une équipe nationale et la nécessité de protéger clairement les droits des sportifs, des clubs et des compétitions. Un engagement de huit ans peut apporter de la stabilité, mais il exige aussi une transparence suffisante sur les obligations qu’il impose. Tant que le nom du partenaire et les principales clauses ne sont pas publiés, la prudence reste nécessaire.
Sources
- Badminton Association of Thailand — communiqué du 28 octobre 2026
- SiamSport — précisions sur le nouveau sponsor et la fin des négociations avec VICTOR
- TV5HD — résumé du communiqué de la fédération
