À Mae Sai, les autorités demandent de ne plus utiliser directement l’eau de la rivière Sai

Les autorités sanitaires thaïlandaises ont lancé, jeudi 8 octobre 2026, une alerte ciblée dans cinq tambons de Mae Sai, à Chiang Rai, après la détection d’arsenic et d’autres métaux lourds à des niveaux supérieurs aux normes dans certains points de la rivière…

Les autorités sanitaires thaïlandaises ont lancé, jeudi 8 octobre 2026, une alerte ciblée dans cinq tambons de Mae Sai, à Chiang Rai, après la détection d’arsenic et d’autres métaux lourds à des niveaux supérieurs aux normes dans certains points de la rivière Sai. Les habitants doivent cesser d’utiliser directement cette eau pour boire, cuisiner, fabriquer de la glace ou préparer des boissons. La consommation d’animaux aquatiques pêchés dans la rivière est également déconseillée. ([ddc.moph.go.th](https://ddc.moph.go.th/brc/news.php?deptcode=brc&news=60768))

Une alerte qui concerne cinq tambons

Le Département thaïlandais de contrôle des maladies, relevant du ministère de la Santé publique, cite les tambons de Mae Sai, Pong Pha, Si Mueang Chum, Wiang Phang Kham et Ko Chang. Les autorités demandent aux habitants et aux personnes présentes dans ces secteurs de suivre les annonces de la province de Chiang Rai et des services sanitaires locaux.

La consigne porte sur l’eau prélevée directement dans la rivière Sai. Elle ne signifie pas que toute l’eau distribuée dans le district est automatiquement contaminée. Le Département de la santé indique que 38 systèmes d’eau potable villageois contrôlés dans plusieurs districts de Chiang Rai, dont Mae Sai, utilisent des eaux souterraines et respectaient les normes relatives à l’arsenic lors des contrôles mentionnés dans son avis. Les résidents doivent toutefois vérifier l’origine de l’eau utilisée à leur domicile et privilégier une eau dont la qualité a été contrôlée. ([anamai.moph.go.th](https://anamai.moph.go.th/th/news-anamai/45248?utm_source=openai))

Ce que les résidents doivent éviter

Dans son avis publié le 8 octobre, le Département de contrôle des maladies demande de ne pas :

  • boire directement l’eau de la rivière Sai ;
  • l’utiliser pour cuisiner ou faire cuire du riz ;
  • l’utiliser pour fabriquer de la glace ou préparer des boissons ;
  • pêcher ou ramasser des animaux aquatiques pour les consommer ;
  • continuer à utiliser cette eau si elle a déjà été prélevée pour un usage domestique.

Les personnes qui ont utilisé cette eau doivent la remplacer par une eau en bouteille conforme aux normes, une eau du réseau contrôlée par les autorités ou une eau traitée par un système dont la qualité est régulièrement vérifiée. Le Département recommande aussi aux personnes inquiètes après une exposition de consulter les services de santé locaux. La ligne d’information du Département de contrôle des maladies est joignable au 1422 en Thaïlande. ([ddc.moph.go.th](https://ddc.moph.go.th/brc/news.php?deptcode=brc&news=60768))

Pourquoi l’arsenic fait l’objet d’une surveillance particulière

L’arsenic est un métal lourd qui peut entrer dans l’organisme par l’eau ou les aliments contaminés. Le ministère de la Santé publique rappelle qu’une exposition importante ou prolongée peut avoir des conséquences sur la santé. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques, les groupes vulnérables et les personnes travaillant dans ou près de la rivière doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Le Département de la santé a indiqué que le point de prélèvement présentant la concentration la plus élevée mentionnée dans son suivi atteignait 0,28 milligramme par litre dans l’eau brute ou les eaux de surface. Son avis rappelle qu’une eau contenant entre 0,010 et 0,035 milligramme d’arsenic par litre ne doit pas être utilisée pour boire, cuisiner, faire cuire le riz ou laver les fruits et légumes. Ces chiffres concernent les résultats de surveillance de l’eau brute et ne permettent pas, à eux seuls, de conclure que tous les réseaux d’eau potable locaux sont contaminés. ([anamai.moph.go.th](https://anamai.moph.go.th/th/news-anamai/45248?utm_source=openai))

Une différence importante entre rivière et eau du réseau

Pour les expatriés et les résidents étrangers installés à Mae Sai, le point essentiel est de distinguer la source de l’eau. Une eau achetée en bouteille auprès d’un vendeur fiable, ou distribuée par un réseau local ayant fait l’objet d’un contrôle officiel, n’est pas équivalente à une eau puisée directement dans la rivière Sai.

Avant de boire l’eau du robinet, de remplir une réserve ou d’utiliser une eau livrée par un service local, les habitants doivent donc vérifier les informations communiquées par leur municipalité, leur fournisseur ou les autorités sanitaires. Un filtre domestique ne doit pas être considéré automatiquement comme une solution suffisante : son efficacité dépend du modèle, de son entretien et des contaminants recherchés. En cas de doute sur la qualité de l’eau, il est plus prudent d’utiliser provisoirement une eau contrôlée pour la boisson et la préparation des aliments.

Ce qui est confirmé et ce qui reste à surveiller

Fait confirmé : les autorités sanitaires ont détecté de l’arsenic et des métaux lourds au-dessus des normes dans certains points de la rivière Sai et ont émis une consigne de non-utilisation directe pour cinq tambons.

Ce qui n’est pas établi par l’alerte : le Département de contrôle des maladies ne présente pas l’ensemble du district de Mae Sai comme privé d’eau potable et ne dit pas que tous les réseaux domestiques sont contaminés.

À surveiller : les prochains résultats de contrôle de la rivière, les éventuelles consignes de la province de Chiang Rai et les informations concernant les réseaux d’eau locaux. À ce stade, aucune durée générale de l’alerte n’a été annoncée dans l’avis sanitaire consulté.

À retenir

  • L’alerte concerne cinq tambons de Mae Sai, dans la province de Chiang Rai.
  • L’eau de la rivière Sai ne doit plus être utilisée directement pour boire, cuisiner, faire de la glace ou préparer des boissons.
  • La consommation d’animaux aquatiques pêchés dans la rivière est déconseillée.
  • Les habitants doivent utiliser une eau en bouteille conforme ou une eau dont la qualité a été contrôlée.
  • L’alerte ne signifie pas automatiquement que tous les réseaux d’eau potable du district sont contaminés.
  • En cas de doute ou de symptômes, il faut contacter les services de santé locaux ou le 1422.

Ce que cela change concrètement

Les résidents de Mae Sai doivent identifier la source exacte de l’eau utilisée chez eux et suspendre tout usage direct de l’eau de la rivière Sai jusqu’à nouvel avis. Les familles, restaurants, commerces alimentaires et hébergements situés dans les zones concernées doivent vérifier leurs réserves d’eau, leurs machines à glaçons et leurs procédures de préparation des aliments. Les personnes qui travaillent au bord de la rivière ou y pratiquent des activités régulières doivent également attendre les nouvelles consignes sanitaires avant de reprendre les usages concernés.

Le regard d’Aura Nova

Cette alerte appelle une réponse précise plutôt qu’une inquiétude générale. Le risque signalé concerne d’abord une source d’eau identifiée, la rivière Sai, et non indistinctement toute l’eau disponible à Mae Sai. Pour les résidents étrangers, la bonne démarche consiste à vérifier l’origine de l’eau, à suivre les résultats officiels et à ne pas déduire la sécurité d’une eau de son apparence ou de son goût. Dans une situation de surveillance environnementale, la prudence consiste surtout à appliquer la consigne ciblée jusqu’à la publication de contrôles complémentaires.

Texte ALT : Eau de la rivière Sai à Mae Sai, dans la province de Chiang Rai, concernée par une alerte sanitaire sur l’arsenic et les métaux lourds.

Sources

  • Département thaïlandais de contrôle des maladies, ministère de la Santé publique, avis du 8 octobre 2026.
  • Département thaïlandais de la santé, informations sur la surveillance de la qualité de l’eau à Chiang Rai.
  • The Nation Thailand, compte rendu de l’alerte sanitaire à Mae Sai publié le 8 octobre 2026.

Sources

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